L’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ), l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ) et la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec (Fédération) ne peuvent faire autrement que se désoler devant le budget provincial 2026 dévoilé hier.
Encore une fois, les médias communautaires sont laissés pour compte. Le budget total alloué au ministère de la Culture et des Communications s’élève à 567 M$, dont 50 % correspond à la reconduction de programmes existants. Dans l’autre moitié, aucune somme ne touche les médias communautaires. Bien que les médias privés aient obtenu un gain en termes de crédits d’impôt, cela ne concerne pas les médias communautaires, qui sont des organismes à but non lucratif.
« Le gouvernement du Québec a encore une fois manqué une opportunité de montrer son soutien envers les médias communautaires, des acteurs locaux de première ligne qui répondent quotidiennement aux besoins de leur communauté en leur procurant de l’information fiable tout en favorisant l’exercice d’une citoyenneté active et critique, centrée sur les gens et les événements qui animent leur milieu de
vie », exposent les représentants des regroupements de médias communautaires, soit Yvan Girouard, directeur général de l’AMECQ, Angelica Carrero, directrice générale de l’ARCQ et Amélie Hinse, directrice générale de la Fédération des TCA
du Québec.
Des solutions proposées
Depuis plusieurs années déjà, les trois regroupements proposent une solution au gouvernement qui apporterait un soutien non négligeable au secteur qu’ils
défendent: augmenter la part des investissements publicitaires du gouvernement consacrée aux médias communautaires, faisant passer la cible fixée dans l’énoncé
politique de 1995 de 4 % à 12 % afin d’assurer à la fois l’efficacité de ses communications et la pérennité d’un maillage informationnel local essentiel à la société québécoise.
« Il faudrait également revoir les subventions accordées par le Programme d’aide au fonctionnement pour les médias communautaires (PAMEC), des montants dérisoires
qui n’ont pas été adéquatement actualisés au fil de nombreuses années et qui doivent servir aux opérations quotidiennes de ces médias. Leur viabilité économique est en péril, et ce sont surtout leurs bénévoles qui les gardent en vie », ajoutent
monsieur Girouard et mesdames Carrero et Hinse.
Les médias communautaires sont l’épine dorsale de l’information locale au Québec
En période de contraction du secteur privé, il est à la fois démocratique et stratégique d’accentuer leur soutien, et ce, afin de préserver l’accès à l’information locale, de stimuler l’emploi régional et de fiabiliser la diffusion des messages publics au plus près des citoyennes et citoyens.
