La grève sociale du Communautaire à boutte a pris une autre tangente le 30 mars, lorsqu’une soixantaine de représentants d’organismes communautaires de Rimouski, de La Mitis, de La Matapédia et de La Matanie se sont déplacés à Matane pour y rencontrer le député du Parti Québécois, Pascal Bérubé, dans son comté.
Pour Cindy Desrosiers, qui est l’une des porte-parole de cette manifestation, il était important que le politicien soit mis au courant des cinq revendications véhiculées et que les différents partis politiques prennent conscience que le tissu social est en train de dangereusement s’effriter au Québec. Il devient de moins en moins possible d’offrir des services décents, 12 mois par année, sans période d’arrêt. Les piètres conditions de travail se caractérisent par un roulement de personnel énorme et exaspérant. Elle rappelle que les redditions de comptes et la gestion par projet, « c’est assez ». Les organismes communautaires à boutte, c’est beaucoup plus qu’une expression. Cette contrainte n’est pas une utopie, mais plutôt un phénomène qui est sous-estimé. Les épuisements professionnels et le découragement ne cessent de s’accumuler. Ces effets négatifs sont inévitablement ressentis par la clientèle.
