Réunis avant une rencontre de travail des maires de la MRC de La Mitis, trois d’entre eux ont manifesté leur désaccord face à la décision prise par le CISSS du Bas-Saint-Laurent de réduire les heures d’ouverture de l’urgence mont-jolienne les fins de semaine.
Pour Martin Soucy, maire de Mont-Joli, qui est la ville-centre, la situation actuelle soulève des préoccupations concrètes pour les citoyens. Il rappelle que l’on ne choisit pas le moment où l’on a besoin de soins. Se retrouver devant une urgence qui ferme à 16 h les fins de semaine est une réalité qui inquiète et qui ne correspond pas aux besoins de la population.
La mairesse de Métis-sur-Mer, Pascale Geoffroy, rappelle que les citoyens établis sur le littoral ressentent les impacts de cette situation, qui se font également sentir sur les familles et les personnes vulnérables. Pour plusieurs familles, se présenter à l’urgence et trouver porte close est difficile à vivre. Cela complique aussi la logistique familiale, surtout pour celles et ceux qui n’ont pas facilement accès à un moyen de transport. Se rendre à Rimouski n’est pas toujours simple, peu importe où l’on se trouve sur le territoire. Il est important que les services soient accessibles au moment où les gens en ont besoin.
Pour Michel Verreault, maire de Sainte-Jeanne-d’Arc, pour certains citoyens du Haut-Pays, se rendre à Rimouski peut représenter plus d’une heure et demie de déplacement aller-retour. Lorsqu’on est malade, ce n’est pas toujours une option réaliste, ce qui fait en sorte que certains choisissent tout simplement de ne pas se déplacer.
Les informations recueillies dans le cadre de cette démarche permettront d’alimenter la préparation d’un mémoire qui sera déposé au CISSS du Bas-Saint-Laurent dans les prochaines semaines.
Les élus de la MRC de La Mitis réitèrent leur volonté de collaborer avec les autorités de santé afin d’assurer une offre de services stable et adaptée aux besoins de la population
