Abolition du PEQ et restrictions au PTET :la TREMBSL demande aux gouvernements de revoir leurs positions

Bas-Saint-Laurent, le 5 février 2026 – Les élu·es municipaux du Bas-Saint-Laurent expriment leur solidarité aux personnes immigrantes établies dans la région et se joignent à la mobilisation nationale qui demande au gouvernement provincial et au gouvernement fédéral d’agir de manière équitable et responsable envers ces personnes et les communautés qui les accueillent.

La TREMBSL a adopté une résolution ce jeudi 5 février qui vient réitérer ses demandes formulées aux deux paliers de gouvernement, soit de maintenir les conditions actuelles du Programme des travailleurs étrangers temporaires pour les employeurs et leurs employé·es et d’octroyer un droit acquis pour les personnes disposant d’un permis de travail ou d’études et qui répondent aux critères d’admissibilité du Programme d’expérience québécoise (PEQ) pour accéder à la résidence permanente.

L’immigration contribue directement à la vitalité des territoires bas-laurentiens : équilibre démographique face à une population vieillissante; maintien des services de proximité; réponse aux besoins de main-d’œuvre; diversification économique; renforcement du tissu social et de la culture locale.

À titre d’exemple, c’est près de 600 entreprises bas-laurentiennes qui ont recours à des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires dans le cadre du PTET. Ces entreprises œuvrent dans des secteurs stratégiques pour l’économie régionale, dont le manufacturier, la construction, la production forestière, l’agriculture, le transport, la transformation alimentaire, la santé et l’industrie touristique.

« Notre position est forte et unanime! Nous ne comprenons pas l’entêtement de nos gouvernements. Ces décisions manquent non seulement d’humanité et d’équité, mais elles nuisent en plus au développement de notre région. Le PEQ contribue directement et efficacement à la régionalisation de l’immigration, en facilitant l’établissement durable de personnes déjà installées et engagées dans le tissu économique et social de nos territoires. Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis et président de la TREMBSL

« Il est impératif de mettre fin à la dynamique de confrontation entre les gouvernements fédéral et provincial en matière d’immigration. Cette mésentente nuit directement à l’économie de notre région et à la stabilité des entreprises. Travailler ensemble n’est plus une option, c’est une urgence. Le Québec et le Canada doivent agir de façon coordonnée, pragmatique et responsable afin d’assurer des parcours clairs, humains et efficaces pour les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires ainsi que les personnes souhaitant s’établir durablement chez nous. » Vincent Bérubé, maire de la Ville de La Pocatière et vice-président de la TREMBSL

La TREMBSL se joint à l’initiative de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en affichant fièrement un cœur bleu en soutien aux personnes immigrantes établies au Québec et elle demande :
Au gouvernement du Québec :
• La mise en place d’une clause de droits acquis pour les orphelins du PEQ.
Au gouvernement du Canada :
• La mise en place d’une clause de droits acquis pour les travailleuses et travailleurs du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) déjà au pays.
• Des mesures transitoires claires et flexibles permettant aux entreprises de conserver les travailleuses et travailleurs étrangers déjà en poste et d’en recruter lorsque les besoins sont critiques.
• Le rétablissement du processus de traitement simplifié.
• Des solutions réellement adaptées aux besoins des PME québécoises.