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La formation universitaire obligatoire pour le personnel infirmier ne fait pas l’unanimité

Alors que la question de la formation des infirmières et des infirmiers vient d’être ramenée à l’avant de l’actualité par l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec, juge précipitée la position de l’Ordre puisqu’aucune véritable consultation n’a été menée auprès des premiers intéressés, soit le personnel infirmier dans son milieu de travail.

La présidente du Syndicat, Micheline Barriault, dit s’inquiéter des conséquences qu’une telle exigence de formation universitaire pourrait entraîner sur le réseau public de santé. « Dans le contexte actuel, où nous vivons une pénurie de personnel infirmier, ce changement que veut apporter l’Ordre des infirmières du Québec risque d’aggraver la situation. En effet, nous pouvons présumer qu’il y a un certain nombre d’étudiantes et d’étudiants se destinant à la profession infirmière qui préfèreront choisir une autre carrière sans exigence universitaire plutôt que de voir leurs études être prolongées et exiger de leur part un effort financier significatif supplémentaire», présume Mme Barriault. « Il faut agir d’autant plus prudemment que ce sont les régions qui risqueraient de faire les frais d’une aggravation de la pénurie de personnel infirmier. La situation est déjà fragile dans les régions et l’équilibre ne tient qu’à un fil. Nous travaillons présentement intensément avec les agences régionales et les CSSS à organiser des formations en soins infirmiers sur notre territoire. Des conditions particulières sont négociées, entre autres, un salaire pour les infirmières auxiliaires qui vont faire leur formation, un poste garanti à la fin, l’accumulation de leur ancienneté, de leur régime d’assurance, retraite, etc. Mais le système ne pourrait tenir sur cinq ans. Nous croyons aussi que plusieurs n’auront plus l’intérêt. Il y a aussi la réalité des jeunes qui quittent et souvent ne reviennent pas. C’est donc inquiétant d’entendre le ministre de la Santé Yves Bolduc, responsable des régions Bas-Saint-Laurent et Gaspésie, manifester une certaine ouverture à l’orientation proposée par l’Ordre alors que notre région risquerait d’en subir les contrecoups », prévient la présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de l’Est du Québec. Micheline Barriault tient également à rappeler que la revendication de l’Ordre, bien accueillie par le ministre Yves Bolduc, apparaît d’autant plus surprenante que les problèmes criants identifiés dans le réseau de la santé au cours des dernières années n’ont rien à voir avec la formation du personnel, mais portent principalement sur les conditions de travail de plus en plus difficiles. Pour Mme Barriault, la question de la formation est un faux problème. Le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec entend demander l’appui des agences régionales, des directions de ressources humaines et des députés de la région, afin que la formation collégiale demeure la porte d’entrée pour la profession d’infirmière, que l’on favorise la formation en région et que les infirmières qui désirent poursuive leur formation universitaire puissent le faire en région et bénéficier de mesures facilitantes. Mme Barriault termine en ajoutant qu’un important questionnaire a été envoyé à tous les membres de leurs organisations afin de vérifier leur perception à l’égard de la formation universitaire obligatoire. Les résultats finaux seront rendus publics dans les prochaines semaines.
 

 

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