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Les échos de Roger sur le décès de Pierre De Bané

les echos pierre de bane 600

Le député provincial de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a été le politique qui a exprimé les plus belles louanges à l’endroit de l’ancien député-ministre Pierre De Bané décédé samedi dernier à l'âge de 80 ans. « Pierre De Bané était un modèle d’intégration et d’homme politique. Il a été l’une des personnalités politiques les plus appréciées de l’histoire de l’Est-du-Québec». Bien dit monsieur Bérubé!

Pour ses nombreuses et spectaculaires réalisations, j’ajouterai qu’il fut sans conteste l’homme politique le plus prolifique durant tout le temps qu’il a représenté dignement sa circonscription. Les importants ministères dont il fut le titulaire ne l’ont jamais empêché de bien servir ses commettants. Que non!

 

Le scoop de ma carrière c’est à Pierre De Bané que je le dois même s’il n’a jamais dévoilé devant moi   la phrase-clef « centre de recherche en sciences de la mer ». Un certain vendredi soir, après une longue réunion avec des pêcheurs à l’hôtel de ville de Mont-Joli, De Bané a exhibé son attache-case en disant et je cite de mémoire il va sans dire : « Là-dedans, il y a un gros projet de plusieurs millions de dollars pour Mont-Joli ». Questions précises, réponses floues durant une dizaine de minutes ont marqué notre conversation. J’ai mené mon enquête et j’ai trouvé la primeur dont le coût total du projet au départ était de 20M$. L’annonce officielle en fut faite le VENDREDI 13 mai 1983!

 

Pierre De Bané a été indubitablement le « PÈRE » de l’Institut Maurice-Lamontagne. De cette affirmation, le doute n’est pas un tantinet permis. Mais, comme les élections fédérales approchaient à grands pas en septembre 2004 et que les libéraux n’en menaient pas large dans l’opinion publique, De Bané s’est dit que la meilleure assurance de la réalisation de l’Institut était l’avancement des travaux à un point de non-retour. C’est la raison pour laquelle il procédé rapidement à l’expropriation du terrain, à la préparation des plans et l’octroi par soumissions des premiers contrats de construction. La machine était en marche.

 

Le politique affable qu’il était a su reconnaître les gestes positifs de la députée-ministre conservatrice Monique Vézina en ces termes : « C’est ma conviction que l’appui ferme et sans équivoque de Madame la ministre Monique Vézina depuis son engagement en politique fut extrêmement important et je tiens à lui rendre hommage ». On ne saurait en dire autant du gouvernement Harper qui a bien tenté de démolir un peu à la fois ce temple du savoir et de la recherche.

 

Le dossier mené par Pierre De Bané, son compétent chef de cabinet, Claude Canuel et le docteur Paul Montreuil qui fut chargé d’identifier le meilleur site pour implanter l’Institut, le dossier, dis-je, je l’ai suivi du début à son inauguration. Des opposants, il y en avait, surtout du côté des scientifiques, appuyés par « Le Soleil ». Inutile de préciser que j’étais du côté de notre député-ministre. Je le fis savoir clairement dans plusieurs éditoriaux.

 

La phrase la plus spectaculaire et la plus honnête que j’ai entendue durant « la bataille de l’Institut Maurice-Lamontagne » appartient au recteur de l’Université du Québec à Rimouski, monsieur Guy Massicotte. Coincé dans ses intérêts pour l’UQAR, sentant que la députée de Rimouski, Éva Côté ne faisait pas le poids contre De Bané, noyé par les épithètes et les qualificatifs impolis pour dire le moins des organismes socioéconomiques de la région de Rimouski, MONSIEUR Massicote qualifia en pleine conférence de presse le geste de PIerre De Bané « de chance inouïe ». Homme courageux s’il en fut!

 

Pierre De Bané n’avait pas vraiment besoin l’aide des journalistes pour se faire élire ou réélire, il a gagné au moins deux ou trois élections avec des majorités dépassant les 20 000 voix.

 

En fait, ses adversaires récoltaient des miettes. Mais à l’élection de 1984, balayée par les conservateurs de Brian Mulroney, De Bané avait prêté main-forte à la candidate libérale, Jocelyne Lévesque, son adjointe politique à Matane qui a baissé pavillon par plusieurs milliers de voix. Trois semaines avant le jour du scrutin il s’était mis en frais de me convaincre d’appuyer dans un éditorial madame Lévesque. Durant au moins 45 minutes, il avait déballé toutes les qualités de son ex-adjointe sans jamais, toutefois, dénigrer le candidat du parti conservateur Jean-Luc Joncas. Je me sentais mal de refuser ce service à un homme politique que j’admirais tant. Je l’ai pourtant fait. À satiété, je lui ai fourni la seule raison qui comptait pour moi : «  Pierre, c’est pour toi que je votais, pas pour le parti libéral ».Nous sommes restés d’excellents amis.

 

J’ai eu l’occasion de lui parler au téléphone des dizaines de fois et de le rencontrer à quelques reprises. Dernière rencontre : à l’aéroport régional de Mont-Joli où nous avons devisé une quarantaine de minutes sur des sujets portant sur la politique, l’avenir de Mont-Joli, celui de l’Institut Maurice-Lamontagne et le parc aéroportuaire Pierre-De-Bané. Appréciait-il cette marque de reconnaissance de la part des autorités municipales? « Je me sens toujours un peu mal à l’aise dans ces circonstances ». Je me souviens de lui avoir répondu que la Ville avait au moins mieux agi que les autorités de l’Institut Maurice-Lamontagne »! Silence total. Autre chose qui m’avait marqué, il semblait mal vieillir. Très mal.

 

Pour clore notre conversation, il m’avait invité à passer une semaine chez lui pour visiter les édifices gouvernementaux et l a Ville d’Ottawa. Je n’ai pas dit oui ni non mais depuis samedi dernier il est trop tard pour lui répondre.

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